
Dans un marché saturé de “petits” jeux d’horreur, Cthulhu: The Cosmic Abyss tente d’être plus intelligemment. La vraie info n’est pas qu’il sorte sur PC – Xbox Series – PS5, ni la promo Steam jusqu’au 1er mai, mais ce que dit le positionnement du jeu. Un thriller lovecraftien AA très ciblé, avec un lancement calibré pour le PC occidental et une disponibilité déjà compliquée côté Japon – PlayStation…
Cthulhu: The Cosmic Abyss se distingue moins comme un simple jeu d’horreur que comme un thriller lovecraftien très ciblé. Pensé pour l’enquête, l’ambiance et la tension psychologique plutôt que pour l’escalade permanente. Sa sortie sur PC, Xbox Series et PS5, avec une promo Steam au lancement, montre surtout un positionnement AA prudent.
Calibré pour toucher le public occidental tout en laissant déjà apparaître des limites de disponibilité sur certains marchés :
Là où beaucoup d’adaptations lovecraftiennes restent coincées dans les années 20, Cthulhu: The Cosmic Abyss pousse le curseur en 2053. On y incarne Noah, enquêteur d’Interpol envoyé inspecter une base minière au fond du Pacifique après la disparition de ses occupants. La ville sous-marine sert de prison à Cthulhu lui-même : on n’est pas seulement dans “l’influence des Grands Anciens”. Mais dans une géopolitique du mythe, très contemporaine dans son approche.
Développé par Big Bad Wolf (The Council, Vampire: The Masquerade – Swansong) et publié par Nacon, le jeu s’appuie sur ce que le studio sait faire. Des récits à embranchements, des choix moraux gris et une progression plus verbale que viscérale. D’après le pitch, le cœur de l’expérience n’est pas tant de fuir des monstres que de tenir mentalement dans un environnement fermé où Cthulhu tente d’éroder la santé mentale du protagoniste.
Cela replace le jeu dans une lignée plus proche d’un Soma ou d’un Observer que d’un énième clone d’Amnesia. Le contexte cosmic horror est un décor, mais la promesse implicite, c’est : “jusqu’où pouvez-vous rester rationnel dans un décor où plus rien ne l’est ?” C’est là que Big Bad Wolf peut apporter quelque chose que beaucoup de jeux Cthulhu ont raté. Faire de la folie un système de jeu, pas seulement un filtre graphique verdâtre et quelques hallucinations.
Côté gameplay, les premiers éléments mettent l’accent sur l’exploration de la base. Mais aussi les énigmes environnementales et les embranchements de niveaux via des passages secrets ou des routes alternatives. On est dans une logique de couloirs interconnectés plus que de monde ouvert. Avec des choix d’itinéraires qui semblent conditionner ce que Noah découvre et dans quel état psychologique il l’affronte.
Deux outils structurent l’enquête : KEY, un assistant IA et un système de sonar. Le premier sert de partenaire de discussion et d’aide à la décision, le second de “radar” pour localiser éléments d’intérêt et anomalies dans la base. De retour dans la “Vault”, une sorte de salle des preuves, les indices sont recoupés et analysés. Pour un œil habitué, c’est la déclinaison 2026 de ce que les jeux appellent depuis dix ans “vision détective”, “sens de sorceleur” ou “mode enquête”. Le risque, comme toujours, c’est que ces systèmes résolvent trop de choses à la place du joueur.

Les choix de Noah – son état mental verrouillent-ils des pans entiers de l’enquête, ou se limitent-ils à quelques variations de dialogues et à une fin réarrangée ? Big Bad Wolf a déjà promis beaucoup de “conséquences” dans ses jeux précédents, avec un résultat parfois plus cosmétique que systémique.
On note aussi la promesse de multiples chemins et de secrets à dénicher, ce qui, dans un jeu d’horreur à forte composante narrative, sert souvent un autre objectif. Encourager un deuxième run pour compenser une durée de vie de base plutôt courte. Ce n’est pas un mal en soi, mais dans la gamme AA, la frontière est fine entre rejouabilité sincère et recyclage de contenu.
Cthulhu: The Cosmic Abyss est sorti sur PC (Steam), Xbox Series X|S et PS5, avec un lancement le 16 avril 2026. Détail important : la fragmentation des éditions.

Les médias japonais soulignent que si une version PS5 existe bien, toutes les éditions ne sont pas forcément accessibles depuis le Japon. Là où la version Steam est disponible et bénéficie clairement de la promo. On est dans un schéma de plus en plus classique : un jeu AA très codé “Occident” qui arrive d’abord proprement sur PC et Xbox, pendant que les déclinaisons console. Notamment PS5 dans certains territoires, sont gérées plus prudemment ou avec un marketing minimal.
Pour les joueurs, bonne nouvelle : sur PC, le jeu est trouvable facilement via Steam. Sur Xbox Series X|S, la sortie est actée et intégrée à l’écosystème habituel. En revanche, côté PlayStation, l’offre semble moins lisible selon les pays. Ce qui n’est jamais idéal pour un jeu qui vise un public de niche comme l’horreur lovecraftienne.
Dans ce contexte, Cthulhu: The Cosmic Abyss (PC & Xbox) et promo Steam” reflète bien la hiérarchie réelle. Pour Nacon, la vitrine, est d’abord le PC, la Xbox. La PS5 est présente, mais pas vraiment centrale dans le lancement du jeu.
Le jeu bénéficie sur Steam d’une remise de 10 % jusqu’au 1er mai. Ce type de “day-one discount” est devenu un réflexe pour les AA narratifs : trop chers pour être des achats impulsifs à 5 €, pas assez visibles pour justifier plein pot face aux mastodontes. La réduction sert à forcer la décision : “si vous êtes curieux, c’est maintenant ou vous le verrez dans un bundle dans six mois”.

En tant que vieux de la vieille, j’y vois aussi un aveu implicite : les éditeurs savent que les joueurs PC ont intégré le cycle des soldes. Sans carotte de lancement, un jeu de ce profil risque de passer directement dans la pile à plus tard. Mettre Cthulhu en promo dès le départ, c’est le prix à payer pour exister une semaine dans un fil Steam qui déroule déjà des dizaines de sorties par jour.
Le signal à surveiller, ce sera la courbe de visibilité après le 1er mai : si le jeu disparaît aussitôt de l’onglet “Tendances”, on saura que la stratégie n’a servi qu’à grapiller quelques ventes à court terme. S’il reste dans la conversation, c’est que le bouche-à-oreille aura fait le reste – ce qui, pour un horror d’enquête, est encore la meilleure campagne marketing possible.
Plusieurs éléments seront intéressant à scruter dans les prochaines semaines pour les joueurs :
Cthulhu: The Cosmic Abyss est un jeu d’horreur lovecraftien à la première personne, centré sur l’enquête et la santé mentale d’un agent d’Interpol dans une cité sous-marine, sorti mi-avril sur PC, Xbox Series et PS5. Sa sortie, assortie d’une promo Steam jusqu’au 1er mai et d’une disponibilité console plus floue selon les régions, révèle un positionnement très PC/Occident pour un AA narratif qui doit se frayer un chemin dans un marché d’horreurs déjà bien rempli. La vraie question sera de voir si ses promesses de choix, de corruption mentale et d’enquête assistée par IA tiennent plus du marketing que d’une vraie prise de risque de game design.
Accédez à des stratégies exclusives, des astuces cachées et des analyses pro que nous ne partageons pas publiquement.
Guide stratégique ultime Actualité + Astuces pro hebdomadaires