
Xbox reste chez Microsoft. C’est le démenti net d’Asha Sharma, qui affirme que « Xbox n’est pas à vendre ». Mais personne ne doit confondre cette phrase avec un retour à la normale : le chantier annoncé est une restructuration lourde, pensée pour durer jusqu’à la fin de l’exercice fiscal 2027, en juin.

Le point important pour les joueurs est simple : aucun rachat imminent ne vient menacer Game Pass, les consoles ou les calendriers de sorties. En revanche, Microsoft prévoit jusqu’à 3 200 suppressions de postes chez Xbox sur cette période. Le « reset » réduit les étages hiérarchiques, regroupe des équipes et concentre les moyens sur les franchises jugées centrales. Ce n’est pas une liquidation ; c’est la vieille recette de la rationalisation de filiale, avec ses dégâts humains habituels.
Sharma promet de faire « tout ce qui est nécessaire » en recherchant « les bons partenariats » et « le bon modèle opérationnel ». C’est rassurant sur la propriété d’Xbox, beaucoup moins sur sa forme future. Ces mots n’annoncent ni partenaire, ni coentreprise, ni nouvelle structure juridique. Ils disent surtout que Microsoft n’a pas fini de déplacer les pièces.

Halo est déjà passé sous la responsabilité d’Activision ; les équipes liées à Sea of Thieves et Age of Empires ont aussi changé de place dans l’organisation. Xbox Game Studios devient moins une fédération de studios autonomes qu’un portefeuille réparti entre Xbox, Activision et Bethesda. C’est cohérent avec une stratégie qui vise les grandes marques — Minecraft, Fallout, The Elder Scrolls — et la croissance cloud, plutôt qu’une identité de studios séparés.
À surveiller : le rythme réel des 3 200 départs d’ici juin 2027 et les prochains transferts de studios. C’est là, pas dans le démenti d’une vente, que se jouera l’avenir concret des jeux Xbox.
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