
Attention, ce guide dévoile les embranchements de fin. Cthulhu: The Cosmic Abyss ne vous demande pas seulement de résoudre son enquête sous le Pacifique : il enregistre votre rapport à la corruption tout au long de l’aventure, puis le combine à une décision finale autour de la Shamash Star. C’est ce croisement qui produit les six conclusions principales.
Le piège classique consiste à croire qu’il suffit de relancer le dernier chapitre et de changer l’usage de l’artefact. Cela ne suffit que si votre niveau de corruption correspond déjà à la route voulue. Pour compléter le jeu efficacement, il faut donc séparer mentalement deux variables : la route de corruption, construite avant la conclusion, et le choix de la Shamash Star, effectué dans la dernière ligne droite.
Cette structure rappelle la manière dont Big Bad Wolf Studio construit ses conséquences narratives depuis The Council et Vampire: The Masquerade : l’acte final est visible, mais son poids dépend d’un état préparé en amont. Ici, la dimension lovecraftienne et les fonds du Pacifique donnent à cette logique un vernis plus oppressant, fidèle aux obsessions de H. P. Lovecraft. Ne jouez donc pas chaque chapitre comme une suite de puzzles indépendants.
Pour ne pas vous perdre dans les replays, utilisez cette grille comme un tableau de suivi. Les intitulés ci-dessous sont des repères pratiques : ce qui compte est l’état de corruption avec lequel vous arrivez à la décision, puis l’action choisie avec l’artefact.
La décision la plus importante pour un joueur qui vise le 100 % est de ne pas mélanger les intentions en cours de route. Une partie « basse corruption » doit rester cohérente jusqu’au bout ; une partie « haute corruption » doit assumer ses embranchements. Alterner les comportements au hasard pour tester des dialogues donne souvent une sauvegarde peu utile : vous aurez vu du contenu, mais vous ne saurez plus quelle variable a verrouillé votre fin.
Le bon réflexe n’est pas de refaire Cthulhu: The Cosmic Abyss six fois depuis le début. Construisez d’abord une partie de référence dans l’une des deux voies, puis exploitez la reprise de chapitre pour varier les choix terminaux. Faites ensuite la même chose avec l’autre route de corruption. Vous réduisez ainsi les répétitions tout en gardant une lecture claire de vos résultats.
Au cours de votre premier parcours, décidez dès les premiers embranchements si vous cherchez la voie de faible ou de forte corruption. Suivez les décisions compatibles avec cet objectif sans tenter de « corriger » votre état à la toute fin. Le jeu traite la corruption comme une trace de vos choix, pas comme un simple bouton à basculer devant le générique.
Gardez aussi un suivi écrit très simple : notez le chapitre, la route poursuivie et la fin obtenue. Six cases suffisent. Cela paraît scolaire, mais c’est le genre de précaution qui évite de relancer deux fois la même conclusion après plusieurs heures de scans, de déductions dans l’Archive et de manipulations d’objets.

La reprise de chapitre a deux usages distincts. Le premier consiste à rejouer le segment contenant la décision sur la Shamash Star afin de choisir une autre action : destruction, lancer à Elsa ou usage sur vous-même comme Key. Le second consiste à repartir plus tôt pour reconstruire un état de corruption différent.
Ne relancez pas un chapitre tardif en espérant effacer des décisions prises plusieurs heures auparavant. Si votre objectif est de passer de faible à forte corruption, revenez au premier chapitre où vous avez volontairement suivi une voie incompatible avec votre nouveau plan. À l’inverse, si votre corruption est déjà correcte, ne gaspillez pas un long replay : rejoignez directement la zone de conclusion et modifiez seulement le choix d’artefact.
Le chapitre 2 pose les bases de la progression : exploration, indices, objets et décisions de cheminement. Ne foncez pas vers l’objectif principal dès qu’il apparaît. L’Archive et les éléments de déduction servent à confirmer ce que le jeu attend de vous ; les ignorer mène souvent à une errance inutile dans des zones visuellement proches les unes des autres.
Votre priorité est d’apprendre à distinguer une piste qui fait avancer l’enquête d’un élément qui sert seulement à contextualiser l’environnement. Les niveaux sous-marins peuvent sembler répétitifs, et l’Unreal Engine accentue parfois l’impression de couloirs semblables à cause de l’obscurité et des surfaces métalliques. Consultez régulièrement vos déductions plutôt que de vous fier uniquement à votre mémoire du décor.
Le chapitre 3 est le véritable test de lecture des fréquences. Le sonar ne sert pas seulement à repérer une silhouette dans le noir : il permet de localiser des objets, d’identifier la bonne fréquence pour certains mécanismes et de progresser vers le portail. Quand une recherche bloque, ne balayez pas frénétiquement la zone. Arrêtez-vous, écoutez la réponse sonore, puis déplacez-vous lentement en conservant la fréquence qui donne le signal le plus net.
C’est également le chapitre où beaucoup de joueurs perdent du temps à cause d’une mauvaise lecture de l’espace. Si un portail reste inaccessible, vérifiez d’abord qu’aucun objet requis n’a été laissé derrière vous. Le sonar est conçu comme un outil de détection active, pas comme une boussole qui résout automatiquement la pièce.
Le chapitre 4 doit être traité comme une zone de consolidation. Vous avez déjà choisi une direction narrative ; l’objectif est maintenant d’éviter les décisions prises par impatience. Vérifiez votre Archive et votre carte mentale avant de valider un chemin important. Cthulhu: The Cosmic Abyss privilégie l’enquête lente et méthodique, ce qui rend les choix impulsifs plus coûteux qu’un détour de quelques minutes.
Évitez aussi de considérer les passages d’action ou de fuite comme de simples respirations. Dans ce type de séquence, une mauvaise manipulation d’objet ou une interaction ratée peut casser votre rythme et vous faire oublier l’objectif initial. Reprenez votre souffle après chaque setpiece, consultez les indices acquis et seulement ensuite poursuivez votre route.

Le chapitre 5 est le dernier bon moment pour vérifier que votre parcours correspond à la fin visée. Les deux approches, Corruption et Non-Corruption, s’appuient sur les mêmes outils d’investigation, mais elles ne doivent pas être jouées avec le même état d’esprit. Ne cherchez plus à expérimenter toutes les branches ici : terminez proprement votre route actuelle, puis utilisez un replay pour construire l’autre.
Si une énigme ou une manipulation devient anormalement confuse, revenez aux éléments déjà trouvés et à la logique de votre déduction. Les manipulations d’objets peuvent être moins intuitives que le système d’enquête lui-même. Le bon réflexe n’est pas d’insister sur chaque élément interactif du décor, mais d’identifier celui que vos indices désignent réellement.
Une fois arrivé à la Shamash Star, ouvrez votre tableau de suivi et sélectionnez la conclusion qui manque pour votre route actuelle. Si vous avez déjà détruit l’artefact avec cette même corruption, choisissez Elsa ou la Key ; ne rejouez pas la même décision par réflexe. Cette discipline transforme la fin du jeu en série de trois variations contrôlées au lieu d’une loterie narrative.
Le système de sonar est excellent lorsqu’il vous pousse à écouter l’environnement, mais il peut devenir frustrant lorsque la zone répond mal ou qu’un objet semble difficile à manipuler. Dans ce cas, ne multipliez pas les essais incohérents. Recentrez-vous sur l’indice actif, effectuez une nouvelle recherche sonar méthodique et approchez l’objet depuis un angle différent.
Ne vous reposez pas aveuglément sur les autosauvegardes avant un embranchement lourd. Si vous constatez qu’un replay ne vous ramène pas à l’état nécessaire pour la fin recherchée, le problème n’est généralement pas la Shamash Star : c’est la route de corruption préparée trop tôt dans la partie. Relancez alors le chapitre antérieur où votre trajectoire a changé, puis reconstruisez-la proprement.
Les soucis techniques, ralentissements, problèmes audio ou fermetures inopinées peuvent aussi interrompre une session. Dans une chasse aux six fins, ne tentez pas d’enchaîner plusieurs variations après une longue séquence instable : validez d’abord la conclusion obtenue, notez-la, puis reprenez depuis le chapitre pertinent. Vous éviterez de perdre le fil de votre progression entre deux replays.
Le vrai défi de Cthulhu: The Cosmic Abyss n’est donc pas de survivre une fois de plus aux profondeurs du Pacifique, mais de garder le contrôle sur les variables que le jeu dissimule derrière son enquête. Une route basse corruption, une route haute corruption, puis trois choix d’artefact pour chacune : avec cette méthode, les six fins deviennent un plan de complétion net plutôt qu’un labyrinthe narratif.
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